Le plan signature
Le troupeau se resserre, bouchonne, puis jaillit de l’autre côté.
C’est l’image que Shepherd poursuit, et le test de sa simulation : pour qu’un bouchon se forme, il faut que les corps se touchent et qu’un terrain pince le flux.
- Plan
- 02
- Sujet
- La conduite
- Moutons
- 200
- Chiens
- 1
- Caméra
- suit le troupeau
L’intention
Retrouver ce qu’on voit sur les vidéos de drone : une masse vivante qui s’ouvre, se referme, s’écoule autour des chiens.
Ici, un seul chien conduit deux cents moutons. On ne commande aucune bête : on envoie le chien, et le troupeau répond.
- Plan
- 03
- Scène
- Le passage
- Moutons
- 240
- Chiens
- 2
- Temps
- accéléré
Le terrain
Ce sont les clôtures et les portes qui dessinent les formes.
Deux chiens, un entonnoir, 240 moutons. Le troupeau ne prend sa plus belle forme que là où le terrain le pince.
- Plan
- 04
- Scène
- Les pâtures
- Moutons
- 480
- Chiens
- 3
- Temps
- accéléré
Le temps
En accéléré, le troupeau devient liquide.
Quatre groupes au départ, un seul à l’arrivée. Les vidéos de drone qui fascinent sont filmées du dessus, caméra fixe, en accéléré : l’atelier fait pareil.
Ce que tu regardes
La vérité du troupeau
Shepherd s’appuie sur ce que la littérature scientifique décrit des moutons : l’arrêt, la marche et la course, la fuite qui gagne les voisins, les bouchons aux passages. Si c’est juste, ça se voit en trois secondes, vu du ciel.
Ces plans sortent de l’atelier du troupeau : un bac à sable où la simulation tourne, et où l’on dirige les chiens.
- Simulation
- pâturage, fuite, stress et contagion, contacts, murs et portes
- Chiens
- en équipe ; on les sélectionne, on les déplace, on leur fait rassembler le troupeau, on les couche
- Scènes
- Les pâtures · Le passage · Les groupes dispersés
- Image
- vue zénithale ; laine et robes dessinées par le code
- Machine
- PC ; écrit en Rust, moteur maison